Le Qatar occupe le 8e rang sur 217 dans notre classement, avec un FiScore de 9,2 sur 10. La raison tient en deux absences : pas d'impôt sur le revenu, pas de TVA.

Ce que vous ne payez pas

Un salarié au Qatar ne paie aucun impôt sur son salaire, ni sur ses primes et indemnités. Il n'existe pas non plus de taxe sur la valeur ajoutée : le prix affiché est le prix payé, ce qui est devenu rare dans le Golfe depuis que l'Arabie Saoudite, les Émirats et Bahreïn ont introduit la leur.

Pas d'impôt sur la fortune non plus, ni sur les successions.

La nuance qui vise les indépendants

C'est le point que la plupart des guides omettent, et il change tout pour un consultant.

L'absence d'impôt vise les salaires et les indemnités. Un indépendant qui exerce une activité pour son propre compte peut, lui, être imposé sur ses revenus de source qatarie au titre de l'impôt sur les bénéfices. Le statut sous lequel vous facturez n'est donc pas neutre : salarié d'une structure locale et prestataire indépendant ne sont pas logés à la même enseigne.

L'impôt sur les sociétés

Situation Taux
Régime général, part de bénéfice revenant aux associés étrangers 10 %
Sociétés détenues par des ressortissants du Golfe 0 %
Groupes multinationaux, chiffre d'affaires supérieur à 750 M€ 15 %, depuis 2025
Pétrole et gaz 35 %, selon conventions particulières

Le mécanisme central est celui-ci : l'impôt ne frappe que la part du bénéfice revenant aux associés étrangers. Une société détenue à parts égales par un Qatari et un Français n'est imposée que sur la moitié française.

Depuis 2025, les grands groupes relèvent d'un minimum de 15 %, application locale de la règle mondiale. En dessous du seuil, le taux de 10 % reste la règle.

Ce que la France continue de vouloir

Le Qatar ne vous impose pas, mais la France peut continuer de le faire.

Tant qu'elle vous considère résident, elle impose votre revenu mondial, et il n'y a alors aucune double imposition à corriger : il y a simplement une imposition française pleine sur un revenu que le Qatar ne touche pas. C'est le cas de figure où l'absence d'impôt local ne sert à rien tant que le départ n'est pas propre.

Deux lectures avant de partir : devenir non-résident fiscal de France et, si vous détenez des titres, l'exit tax.

Sources

General Tax Authority du Qatar pour l'impôt sur les bénéfices et l'absence d'impôt sur le revenu, recoupée avec PwC Tax Summaries pour le Qatar, sections particuliers, société et autres impôts. Taux vérifiés en août 2026, date affichée sur notre fiche Qatar.

Cette page informe, elle ne conseille pas. Au Qatar, ce qui fait basculer un dossier n'est pas le taux mais votre STATUT : le zéro vise les salaires, et un indépendant qui facture localement peut relever de l'impôt sur les bénéfices. Réglez la forme de votre activité avant de compter, comme le disent nos conditions d'utilisation.