Hong Kong occupe le 18e rang sur 217 dans notre classement, avec un FiScore de 8,7 sur 10. Sa fiscalité tient en peu de règles, et elles sont anciennes : le territoire n'impose que ce qui naît chez lui.

Ce que Hong Kong n'a pas

La liste est aussi importante que les taux :

  • pas de TVA ni aucune taxe sur la consommation d'usage général ;
  • pas d'impôt sur les plus-values ;
  • pas d'impôt sur les dividendes reçus par un particulier ;
  • pas de droits de succession.

L'année fiscale court du 1er avril au 31 mars.

L'impôt sur les salaires : deux calculs

C'est la particularité hongkongaise, et elle joue en votre faveur. L'administration calcule votre impôt de deux façons et retient celle qui vous coûte le moins.

Premier calcul, le barème progressif, appliqué au revenu net imposable, c'est-à-dire après les abattements personnels et familiaux :

Revenu net imposable Taux
Jusqu'à 50 000 HKD 2 %
De 50 000 à 100 000 HKD 6 %
De 100 000 à 150 000 HKD 10 %
De 150 000 à 200 000 HKD 14 %
Au-delà de 200 000 HKD 17 %

Second calcul, le taux standard, appliqué au revenu net total sans les abattements : 15 % sur les premiers 5 millions HKD, puis 16 % au-delà.

Le barème progressif est plus avantageux pour la plupart des revenus ; le taux standard devient intéressant pour les très hauts revenus, où les abattements ne pèsent plus rien. Vous n'avez pas à choisir, l'administration applique le résultat le plus bas.

L'impôt sur les bénéfices : deux paliers

C'est la section que les guides français omettent, alors qu'elle décide pour tout entrepreneur.

Bénéfice Taux
Jusqu'à 2 millions HKD 8,25 %
Au-delà de 2 millions HKD 16,5 %

Pour une entreprise individuelle, les deux paliers sont de 7,5 % et 15 %. Une règle à connaître : une seule société par groupe peut bénéficier du taux réduit, ce qui interdit de multiplier les structures pour empiler les tranches à 8,25 %.

Depuis 2025, les groupes multinationaux dont le chiffre d'affaires dépasse 750 millions d'euros relèvent d'un taux minimum de 15 %, application locale de la règle mondiale.

La territorialité, et sa vraie question

Hong Kong n'impose que les revenus de source hongkongaise. Un revenu gagné ailleurs n'est pas imposé, même rapatrié.

La difficulté n'est donc pas le taux, c'est la qualification de la source. Pour un salaire, l'administration regarde où le contrat a été négocié et conclu, où l'employeur réside, et d'où la rémunération est payée. Pour un bénéfice d'entreprise, elle regarde où les opérations qui l'ont produit ont été menées.

C'est un examen de faits, pas une case à cocher : deux personnes au même poste peuvent recevoir des réponses différentes selon la manière dont leur contrat est construit.

L'impôt foncier

Un propriétaire qui loue un bien acquitte la property tax au taux standard sur la valeur locative nette, après une déduction forfaitaire pour charges. Elle s'ajoute, le cas échéant, à l'impôt sur les bénéfices si la location relève d'une activité.

Ce que la France continue de vouloir

L'absence d'impôt hongkongais sur vos revenus étrangers ne dit rien de ce que la France attend de vous.

Tant qu'elle vous considère résident, elle impose votre revenu mondial, et il n'y a alors aucune double imposition à corriger : il y a une imposition française pleine sur des revenus que Hong Kong ne taxe pas.

Les deux étapes à traiter avant le départ : devenir non-résident fiscal de France, et l'exit tax si vous détenez des titres.

Sources

Inland Revenue Department (IRD) de Hong Kong pour le barème des salaires, le taux standard et la territorialité, recoupé avec PwC Tax Summaries pour Hong Kong SAR, sections particuliers, société et autres impôts. Le régime à deux paliers de l'impôt sur les bénéfices et le taux minimum de 15 % des groupes multinationaux figurent sur notre fiche Hong Kong, avec leur date de vérification. Taux vérifiés en août 2026.

Cette page informe, elle ne conseille pas. À Hong Kong, ce qui décide n'est ni le barème ni le taux standard, c'est la SOURCE : l'administration examine où votre contrat a été conclu et d'où votre rémunération est payée, et cet examen porte sur des faits, pas sur une déclaration. Construisez le contrat avant de compter l'impôt, comme le disent nos conditions d'utilisation.