Le Costa Rica occupe le 56e rang sur 217 de notre classement mondial, avec un FiScore de 6,7 sur 10. Ses taux intérieurs sont ordinaires. Son traitement des revenus étrangers ne l'est pas, et c'est toute la raison de sa présence dans cette série.

Les chiffres

Impôt Taux
Revenu de source costaricienne 0 à 25%
Sociétés 5 à 30%
TVA 13%
Revenus de source étrangère non imposés

Le Costa Rica est territorial. Un revenu né hors du pays est hors de l'assiette, que vous le fassiez entrer ou non. Il n'y a pas de règle de remise à contourner, contrairement à la Thaïlande, et pas de condition d'imposition préalable à la source, contrairement à la Malaisie.

Cette simplicité est le vrai argument. Parmi les pays territoriaux, la version costaricienne est l'une des plus propres qui soient.

Les voies de résidence

Deux programmes portent l'essentiel des arrivées, et leurs montants sont modestes à l'échelle internationale.

Voie Condition
Rentista 2 500 USD par mois de revenus prouvés pendant deux ans, ou un dépôt de 60 000 USD
Nomade numérique 3 000 USD par mois, ou 4 000 avec personnes à charge

Il existe aussi une voie pensionado pour les retraités justifiant d'une pension viagère.

Le visa nomade numérique mérite une note : son titulaire, qui gagne sa vie entièrement auprès de clients ou d'employeurs hors du Costa Rica, ne doit aucun impôt costaricien sur le revenu. Ce n'est pas une faveur particulière, c'est simplement la règle territoriale appliquée à ce cas.

Où passe exactement la frontière

Un système territorial ne vaut que par sa définition de la source, et celle du Costa Rica repose sur le lieu où se déroule l'activité qui génère le revenu, et non sur le pays du client ni sur celui du compte bancaire.

La lecture que donnent la plupart des conseils : un revenu tiré d'un travail effectué pour des clients étrangers, dans une activité sans opérations costariciennes, est de source étrangère. Un revenu tiré du marché costaricien ne l'est pas, quel qu'en soit le payeur.

C'est une ligne praticable, mais c'est une ligne : une activité avec des salariés, des clients ou une présence sur place demande un vrai conseil, pas une règle de pouce.

Si vous êtes français

Il n'existe aucune convention fiscale entre la France et le Costa Rica. Vérifié sur la liste officielle de l'administration française, où il ne figure pas.

Conséquence directe : si la France continue de vous considérer comme résident, aucune convention ne viendra trancher, et vous pouvez être imposé des deux côtés sans mécanisme conventionnel pour l'effacer. La territorialité costaricienne vous protège au Costa Rica ; elle ne dit rien à Bercy.

Autrement dit, l'essentiel du travail se fait au départ : devenir non-résident fiscal, et l'exit tax si vous détenez des titres de société.

Le bon côté, c'est que les visas costariciens exigent une présence réelle et un revenu prouvé, ce qui construit précisément le dossier dont vous aurez besoin pour démontrer que vous êtes parti.

Les inconvénients

Ce n'est pas bon marché. Le Costa Rica est nettement plus cher que ses voisins d'Amérique centrale, et les zones où s'installent les étrangers le sont encore plus.

La bureaucratie est lente. Les délais de traitement des dossiers de résidence se comptent en mois, parfois davantage.

Les infrastructures sont inégales. Excellentes autour de la vallée centrale, beaucoup plus rudimentaires sur les côtes, où beaucoup rêvent pourtant de s'installer.

L'espagnol est nécessaire dès qu'on sort des zones touristiques et des démarches administratives courantes.

Alors, le Costa Rica, pour qui ?

  • Un indépendant ou un télétravailleur avec des clients étrangers : c'est le cas type, et la règle territoriale y répond sans condition ni montage.
  • Un retraité avec une pension étrangère : la voie pensionado est faite pour ça.
  • Qui cherche à payer zéro en restant en France : non, et l'absence de convention aggrave le problème plutôt qu'elle ne l'atténue.
  • Qui veut monter une activité tournée vers le marché local : alors on est dans le régime intérieur ordinaire, et l'intérêt fiscal disparaît.

Le tableau complet des taux est sur notre fiche Costa Rica, et le comparateur la met en face de n'importe quel autre pays.

Sources

Chiffres vérifiés en août 2026 auprès de PwC Tax Summaries et de cabinets établis à San José. L'absence de convention fiscale a été vérifiée sur la liste publiée par l'administration française.

Cette page informe, elle ne conseille pas. Avant de décider quoi que ce soit, parlez à un professionnel qui regardera votre situation, comme le rappellent nos conditions d'utilisation.