La Turquie est 172e sur 217 à notre classement mondial, avec un FiScore de 4 sur 10. Un barème qui monte à 40%, un impôt sur les sociétés à 25%, une TVA à 20% : sur les taux, il n'y a rien à chercher.
Elle attire pourtant, et pour de bonnes raisons. Simplement, aucune n'est fiscale.
Ce que la Turquie prend
| Impôt | Taux |
|---|---|
| Revenu des personnes | 15 à 40% |
| Sociétés | 25% |
| TVA | 20% |
Vous devenez résident fiscal turc en passant plus de 183 jours dans le pays sur une année civile, mais aussi par votre foyer permanent ou votre centre des intérêts économiques, exactement comme en France.
Et un résident fiscal turc est imposé sur son revenu mondial. Il n'y a pas de territorialité, pas de base de remise, pas de régime pour nouveaux arrivants qui mettrait vos revenus étrangers à l'abri.
C'est le point qu'il faut avoir en tête avant tout le reste : s'installer en Turquie ne protège pas vos revenus étrangers, ça les expose à un barème qui monte à 40%.
Ce qui attire réellement
Le coût de la vie. Il reste très inférieur à celui de l'Europe de l'Ouest, et c'est ce qui décide pour beaucoup.
La position. Trois heures de Paris, à cheval sur deux continents, avec un aéroport qui dessert le monde entier et un fuseau horaire compatible avec l'Europe comme avec le Golfe.
Le programme de citoyenneté par investissement, l'un des plus utilisés au monde, qui donne un passeport en contrepartie d'un investissement immobilier. C'est un sujet de mobilité, pas de fiscalité, et il ne faut pas confondre les deux.
Un vrai marché intérieur de 85 millions d'habitants, ce que ni Malte ni Chypre ne peuvent offrir.
L'éléphant dans la pièce : la livre
Impossible d'écrire honnêtement sur la Turquie sans parler de sa monnaie.
La livre turque a perdu l'essentiel de sa valeur face à l'euro et au dollar en quelques années, et l'inflation a atteint des niveaux qui changent la vie quotidienne. Pour quelqu'un qui gagne en devises fortes et dépense en livres, c'est un avantage considérable, et c'est le vrai calcul de beaucoup d'expatriés.
Pour quelqu'un dont les revenus sont en livres, c'est l'inverse, et les grilles d'impôt elles-mêmes sont réévaluées chaque année pour suivre l'inflation, ce qui rend toute comparaison pluriannuelle délicate.
Cette instabilité est le facteur dominant. Elle pèse plus que n'importe quel taux du tableau.
Les inconvénients
L'imposition mondiale, traitée plus haut, et c'est la principale.
L'instabilité monétaire et l'inflation, qui rendent toute planification à cinq ans hasardeuse.
L'incertitude réglementaire, avec des changements fréquents en matière de change et d'immobilier.
La langue, qui reste une barrière sérieuse hors d'Istanbul et des zones touristiques.
Alors, la Turquie, pour qui ?
- Quelqu'un qui gagne en euros ou en dollars et dépense sur place : le pouvoir d'achat est l'argument, pas l'impôt.
- Quelqu'un qui cherche un second passeport : le programme d'investissement est efficace, mais c'est un sujet distinct de la fiscalité.
- Quelqu'un qui veut abriter des revenus étrangers : non, la Turquie les impose. Regardez Chypre ou Malte.
- Un entrepreneur visant le marché turc : oui, mais alors c'est une décision commerciale.
Avant de partir, côté français
L'article 4 B du CGI et la convention franco-turque décident ensemble de votre résidence. Nos quatre questions avant de s'expatrier détaillent les points à régler.
Le tableau complet des taux turcs est sur notre fiche Turquie.
Sources
Chiffres vérifiés en août 2026 auprès de l'administration fiscale turque et de PwC Tax Summaries. Une erreur signalée est corrigée.
Cette page informe, elle ne conseille pas. Avant toute décision, consultez un professionnel qui examinera votre situation, comme le rappellent nos conditions d'utilisation.